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	<title>BienBienBien &#187; instantané</title>
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		<title>Statuons sur les statuts Facebook</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Aug 2008 00:46:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Glad</dc:creator>
				<category><![CDATA[bienbienblog.net]]></category>
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook]]></category>
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		<description><![CDATA[Twitter, c&#8217;est pour les geeks. Facebook, c&#8217;est pour les copains, les connaissances, les collègues, les exs, tout ce qui de près ou de loin traîne dans notre vie. Voilà une bonne raison de s&#8217;intéresser aux «statuts Facebook», dont la profusion renvoie Twitter au rang de forum pour fans d&#8217;iPhone. Plutôt qu&#8217;un long discours (on n&#8217;est [...]<p><a href='http://bienbienbien.net/2008/08/28/statuons-sur-les-statuts-facebook/'>Permalien</a> | <a href='http://bienbienbien.net/2008/08/28/statuons-sur-les-statuts-facebook/#comments'>Commentaires</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="2008/08/pokes.jpg" title="home_550_170" target='_blank' ><img src="2008/08/pokes.jpg" alt="home_550_170" /></a></p>
<p>Twitter, c&#8217;est pour les geeks. Facebook, c&#8217;est pour les copains, les connaissances, les collègues, les exs, tout ce qui de près ou de loin traîne dans notre vie. Voilà une bonne raison de s&#8217;intéresser aux «statuts Facebook», dont la profusion renvoie Twitter au rang de forum pour fans d&#8217;iPhone.</p>
<p>Plutôt qu&#8217;un long discours (on n&#8217;est pas <a href="http://novovision.free.fr/?De-la-corruption-de-la-presse" target='_blank' >chez Novovision</a> ici), faisons une étude de cas pour essayer de mieux comprendre cette littérature de l&#8217;instantané. Prenons par exemple les derniers statuts publiés par mes 234 «amis» ce 27 août peu avant minuit.</p>
<p><em><strong>B. is Rock around the Seine</strong></em><br />
Classique, tristement classique. Le relou de base qui a besoin de dire où il est pour rendre jaloux ses potes. Marche aussi avec les Bahamas, Ibiza ou les bras d&#8217;une Suédoise.<br />
<em><strong><br />
J. va aller se coucher</strong></em><br />
Le cas typique du mec qui prend Facebook au premier degré. «What are you doing right now?», lui demande t-on. Bêtement, il répond. Avec ce genre d&#8217;amis, le pire reste la file d&#8217;attente à La Poste avec un update iPhone toutes les 10 minutes.</p>
<p><em><strong>S. ou la soudaine montée de mojo&#8230;</strong></em><br />
Avec le succès des «statuts», Facebook ressemble de plus en plus à un plateau de Thierry Ardisson. On y croise un peu près n&#8217;importe qui, avec comme seul point commun : l&#8217;autopromo.<br />
<em><strong><br />
L. recrute en contrat de qualification un futur journaliste passionné de télévision</strong></em><br />
Les managers aiment bien Facebook. Selon la méthode bien connue du chalut, ils ajoutent n&#8217;importent qui en friends et quand ils ont besoin d&#8217;un stagiaire (ou d&#8217;un contrat de qualif&#8217; quand le CAC 40 est en hausse), il ne suffit plus que de lancer le filet à la mer et d&#8217;afficher un statut qui vend du rêve.</p>
<p><strong><em>A. essaie de penser à tout</em></strong><br />
Le message, énigmatique, ne s&#8217;adresse très certainement à personne. Le statut Facebook devient alors une miniature de la télé-réalité. Une micro-célébrité de 10 minutes sur la «home» de 200 personnes. Une solitude effacée en 5 mots.</p>
<p><em><strong>M. prépare le LipDub de Mediapart</strong></em><br />
C&#8217;est peut-être l&#8217;avenir du «statut Facebook». Alors que Twitter a déjà <a href="http://tweetip.tumblr.com/post/43980447/20080809-14-15-please-see-revised-timeline" target='_blank' >largement fait ses preuves</a> en matière de propagation d&#8217;une info, Facebook semble se positionner sur la voie de l&#8217;info <em>insider</em>. Dans l&#8217;imaginaire collectif, les statuts apparaissent moins publics que les updates Twitter: les utilisateurs lâchent donc plus facilement des choses. Je me suis moi-même <a href="http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/08/15/787-fin-de-la-greve-a-20minutesfr" target='_blank' >fait piéger par André Gunthert</a>, rendant public une info qui ne l&#8217;était pas encore. Un LipDub avec Edwy Plenel, si ça c&#8217;est pas de l&#8217;info!</p>
<p><em><strong>S. échangerait bien sa place de bureau, des fois</strong></em><br />
Pour bien connaître la situation à l&#8217;origine ce statut, je peux attester que <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Godwin" target='_blank' >le point Godwin</a> est atteint. Et sur Facebook, ce bon Godwin, ce n&#8217;est ni Hitler, ni Sarkozy mais cette sorte de «diplomatie au bord du gouffre» qui permet d&#8217;insulter à mot couvert ses collègues de bureau. Au bord du gouffre, donc : il y a une semaine, dans mon open-space, une passe d&#8217;armes dans les statuts s&#8217;est finie en explication musclée en face-à-face.</p>
<p><em><strong>J. is in Paris</strong></em><br />
Sous-entendu: «je suis de retour, appelez-moi, pitié, qu&#8217;on aille se boire un coup, j&#8217;en peux plus de ma femme et de mes gosses après 3 semaines en Bretagne».</p>
<p><em><strong>C. is wihooooouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!!!!!</strong></em><br />
Un usage assez traditionnel de Facebook pour crier sa joie. Sympathique. Sauf quand c&#8217;est une ex, qui est «engaged» depuis quelques mois. Vite, regarder que la photo de profil ne comporte pas une robe de mariage&#8230;</p>
<p><em><strong>A. is mais pourquoi y&#8217;a personne?</strong></em><br />
Le mec qui a 12 amis.</p>
<p><strong><em>U.  a interviewé Michael Stipe mais s&#8217;est fait moins iéch que lui, de toute évidence</em></strong><br />
Le constat d&#8217;échec.</p>
<p><em><strong>P. </strong><strong> is un citron</strong></em><br />
Les poètes du statut poussent parfois loin l&#8217;outrance.</p>
<p><strong><em>P. is ravi de découvrir qu&#8217;en fait, il bosse pas d&#8217;ici à dimanche</em></strong><br />
Le mec qui n&#8217;a pas voté Nicolas Sarkozy.</p>
<p><strong><em>A. se fait chier au point de s&#8217;inscrire au &laquo;&nbsp;club avantage&nbsp;&raquo; de madamefigaro.fr.</em></strong><br />
La fille qui va bientôt attaquer son deuxième pot de Nutella.</p>
<p><strong><em>E. </em><em> a acheté un agenda parce que ça commence à devenir sérieux</em></strong><br />
La fille qui a trop de «fuck friends».</p>
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