À méditer pour votre retour de vacances

La punaise qui pullule

Par Romain

Aujourd’hui on va se faire gentiment peur sur BienBienBien avec une histoire de chouettes bestioles qui sont super sympas et qui infestent en ce moment les lits (et principalement les lits américains et canadiens, coucou Dom !). Je vous préviens, à la fin, ça va vous gratter de partout. C’est l’histoire de la punaise des lits, en anglais “Bed Bugs”.

En fait, c’est CNBC qui a commencé à alarmer son monde en juillet dernier avec son article “Un vrai cauchemar : les punaises de lits». Et c’est vrai qu’en ces temps de vampires, la promesse d’insectes assoiffés de sang stimulerait toutes les fans de Robert Pattinson au cri d’un “J’en veux”. Sauf que les bed bugs sont beaucoup moins glamours que le (paraît-il) nouvel homme le plus sexy au monde. Et ce que ne peuvent raconter les mots, les images le montrent bien. Les bestioles se cachent dans les coutures, sortent la nuit, piquent sans vergogne une fois tous les cinq jours puis retournent au chaud sous le matelas ou même dans les tapis.

Le pire de l’histoire, c’est que quand vous en avez, c’est pratiquement impossible de s’en débarrasser : ça survit jusqu’à -10° et il faut -32° pour les achever pendant quinze minutes. Pas mieux dans l’autre sens : elles survivent jusqu’à 35° et commencent à se sentir mal après sept minutes à 46° raconte Wikipedia (qui est toujours mieux informée sur ce genre de sujet, je ne sais pas pourquoi).

Et voilà que les punaises de lits pullulent en ce moment. Elles infestent les États-Unis, se tapissent dans les hôtels, se cachent dans la valise des touristes et sont en train de coloniser le monde entier. Car ce sont de grandes voyageuses et en quelques années la population de ces soiffardes a augmenté de 500% rien qu’aux USA. Et le prix de la désinfection pour un deux-pièces tourne entre 800 et 1200$. Ça coûte très cher et c’est dur à déceler.

Comment les trouver, d’ailleurs ? Avec leurs petites crottes qu’elles posent partout. On entraîne même des chiens à les chercher. Et elles ne sont pas farouches : @maxdonzel raconte qu’un ami au Canada s’est réveillé en pleine nuit, a allumé la lumière et en a découvert une dizaine sur le visage de sa copine.

On en parle un peu moins en France, mais elles sont aussi fréquentes. Ainsi, dans un hôtel près des Champs-Élysées, un client était venu se plaindre un matin en raison de plaques rouges apparues dans la nuit et une forte sensation de piqûre. Les employés, persuadés que le client voulait une ristourne, n’avaient pas jugé utile de s’alarmer. Mais quelques jours plus tard, un autre client, toujours dans la même chambre, était venu s’installer sur le divan de la réception pour finir sa nuit pour les mêmes raisons. Le lit double de la chambre était composé de deux matelas maintenus par des velcros qu’on pouvait ainsi écarter ou rapprocher selon les besoins. Lorsque la patronne – surprise – a séparé les deux matelas accolés, ce sont des centaines de punaises qui ont surgi infestant à la fois la moquette et les rideaux. La chambre a été mise en quarantaine pour désinfection. Pensez-y la prochaine fois que vous partez dormir dans une chambre d’hôte. Ou si vous en revenez ? On ne sait jamais.

Et en bonus, parce que sinon ce papier serait un peu alarmiste (ne craignez rien, ça ne transmet aucune maladie, ça pique juste), venons-en à ce chef-d’œuvre journalistique de l’explication anthropomorphique par Ça m’intéresse de l’accouplement entre les Cimex lectularius, le nom scientifique de la punaise de lits. Mais allez vérifier votre matelas avant, parce que c’est un tantinet soporifiiiiiiiquuueeeeee (et admirez au passage l’habillage en panneaux de signalisation).

Photo domaine public Piotr Naskrecki pour Harvard University (Wikipedia).

Pas de mots cles pour ce post.

  • Par G le : 18.08.2010 repondre au commentaire

    Mais mais maismaismais… MAIS CA VA PAS NON???? Après ça même les pages du Nouveau Détective pourraient m’aider à dormir… Sadique, va!

  • Par G le : 18.08.2010 repondre au commentaire

    “Je me demande quelle connerie à mes dépens est encore en train de préparer @henrymichel…
    Il y a 13 minutes via Echofon” (http://twitter.com/artypop)

    Ca aurai pas un rapport avec cet article dégueulasse par hasard?

    Si oui, je me lance dans une nouvelle carrière de détective privée demain matin.

  • [...] This post was mentioned on Twitter by bienbienbien, Daorette and Louis_marie_c, Claire. Claire said: Bah voilà maintenant, je vais mal dormir cette nuit, ça va me gratter! RT @bienbienbien Billet : La punaise qui pullule http://bit.ly/aqXdFj [...]

  • Par Gruik le : 18.08.2010 repondre au commentaire

    Oh non… déjà que j’étais infesté de blattes et que ça me faisait pas mal psychoter, si il risque d’y en avoir qui sucent, je vais pas pouvoir dormir

  • Par La Fille le : 18.08.2010 repondre au commentaire

    Dans L’aventure des plantes II (très bonne série documentaire : http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Aventure_des_plantes), il y a un passage sur les punaises où ils expliquent qu’elles ne supportent pas la presse américaine (surtout le papier sur lequel ils sont imprimés, parce que les conifères dont il provient secrètent des hormones néfastes au développement de la punaise, et pouf, elle meurt). Mais c’était à la fin des années 80, alors je ne sais pas si le papier journal américain est toujours aussi efficace aujourd’hui.

  • Par Louis le : 19.08.2010 repondre au commentaire

    J’ai vu la vidéo et j’ai vomi.

    J’ai rien contre le naturalisme, mais la vulgarisation par les Signaux Girod, c’est trop !

  • Par Jonathan le : 22.08.2010 repondre au commentaire

    Pour avoir eu droit de vivre avec ces horreurs, je confirme que c’est vraiment une plaie ! La nature n’est pas si bien faite que cela.

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