Heureusement le discours de Dakar n'a été prononcé qu'une fois

Sarkozy est vraiment le roi du copié-collé

Par Vincent Glad

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Le Petit Journal de Canal + a fait l’événement cette semaine en découvrant que deux discours de Sarkozy sur l’agriculture étaient purement et simplement copiés-collés. Chez BienBienBien, on s’est demandé s’il s’agissait d’une simple bourde ou d’un système organisé de pompage de discours. Après avoir fouillé les archives de l’Elysée, nous sommes en mesure de révéler l’existence d’emplois fictifs de nègres à la Présidence de la République: au moins 4 discours ont été recopiés de la fois précédente…

Les agriculteurs, faut toujours leur dire 3 fois

Le Petit Journal avait remarqué que le discours de Poligny du 19 octobre était pompé sur celui du 19 février à Daumeray. Mais en fait, ce discours vient d’encore plus loin puisqu’il a été prononcé la première fois le 2 avril 2008 au Congrès de la FNSEA à Nantes. Jouons au jeu des 7 erreurs.

Nantes, 2 avril 2008

Un agriculteur est avant tout un entrepreneur, un entrepreneur qui ne compte pas ses heures, qui porte la responsabilité d’investissements importants, qui doit relever des défis humains, financiers, techniques, administratifs souvent considérables. C’est un chef d’entreprise, un agriculteur, mais qui doit s’adapter en permanence au climat, au marché aux technologies, aux réglementations. Pour se lancer dans l’agriculture, il faut d’abord de l’esprit d’entreprise. Pour s’y maintenir il faut de la ténacité. Pour y réussir il faut du talent. Bref, pour être un agriculteur, il faut être passionné et travailleur.

Daumeray, 19 février 2009

Un agriculteur, c’est d’abord, et je ne me lasserai jamais de le dire, un entrepreneur, un entrepreneur qui ne compte pas ses heures, qui porte la responsabilité d’investissements importants, qui doit relever quantité de défis humains, financiers, techniques, administratifs considérables. C’est un chef d’entreprise, un agriculteur, mais qui doit s’adapter en permanence au climat, au marché, aux technologies et aux réglementations. Pour être un agriculteur, on me l’a dit d’ailleurs, tout à l’heure, il faut être passionné et il faut être travailleur.

Poligny, 27 octobre 2009

Un agriculteur est donc un entrepreneur, mais un entrepreneur qui ne compte pas ses heures, qui porte la responsabilité d’investissements importants, qui doit relever tous les jours des défis humains, financiers, techniques, administratifs considérables. C’est un chef d’entreprise qui doit s’adapter en permanence au climat, aux marchés, aux technologies, aux réglementations. Pour se lancer dans l’agriculture, il faut d’abord de l’esprit d’entreprise. Pour s’y maintenir il faut de la ténacité. Pour y réussir il faut du talent. Bref, pour être un agriculteur, il faut être un travailleur, il faut être passionné.

Notons quand même les états d’âme du nègre qui se dit à Daumeray que la manœuvre est trop grosse pour ne pas être vue et qui écrit donc «Un agriculteur, c’est d’abord, et je ne me lasserai jamais de le dire, un entrepreneur». Mais comme ça passe, la précaution est enlevée à Poligny quelques mois plus tard.

Le site MaCommune.info a découvert qu’un autre passage de ce discours (concernant l’identité nationale) a été également recopié 3 fois, mais cette fois-ci dans une autre intervention le 11 septembre 2007.

Les commerçants, faut toujours leur dire 2 fois

Quand on est Président, il y a des discours corvées, dont on se passerait bien. Le meilleur exemple est le discours de la traditionnelle «remise du brin de muguet» aux commerçants de Rungis. Sarkozy en déjà fait 2, on lui souhaite bien du courage pour les 3 suivants.

Elysée, 30 avril 2008

Vous connaissez mon attachement à cet endroit extraordinaire qu’est le marché de Rungis. C’est un endroit qui est extraordinaire parce qu’il est plein d’humanité et qu’il recèle beaucoup de valeurs, au premier rang desquelles le sens du travail. Rungis ce sont des  professionnels de très haut niveau attachés à la qualité des produits alimentaires qui y transitent et qui font la renommée de la France. [...] Vous incarnez les métiers de proximité et les 1 300 entreprises présentes sur le marché de Rungis font de vous des acteurs du lien social avec l’ensemble de nos compatriotes. Le Marché International de Rungis est une vitrine extraordinaire des produits et des terroirs français que vous faites vivre quotidiennement et qui s’impose comme le plus important marché de gros de produits frais au monde, ce qui n’est pas rien. Vous me donnez l’occasion de vous dire à quel point l’évolution des prix agricoles est un sujet essentiel.

Elysée, 30 avril 2009

Le Marché d’Intérêt National de Rungis est un endroit extraordinaire dans lequel je me sens bien parce que ceux qui  s’y trouvent ont mis la valeur travail au cœur de leur projet de société. Vous représentez des professionnels de très haut niveau attachés à la qualité des produits alimentaires, qualité qui fait la renommée de la France. [...] Vous incarnez des métiers de proximité qui gagnent en succès dans la crise que nous traversons, et les 1 300 entreprises présentes sur le marché de Rungis font de vous des acteurs du lien social avec l’ensemble de nos compatriotes. Rungis est une vitrine extraordinaire des produits et des terroirs français que vous faites vivre. Vous vous imposez comme le plus important marché de gros de produits frais au monde, ce qui est une réussite exceptionnelle. Vous me donnez l’occasion de vous dire à quel point je suis attaché au développement d’une production agro-alimentaire de qualité en Europe.

Les Français de l’étranger, quand y en a un, ça va, c’est quand y en a plusieurs…

Pire que le discours du muguet, il y a les réceptions des Français de l’étranger lorsque le Président est en voyage officiel. L’exercice n’est vraiment pas facile: après avoir débité quelques banalités sur le pays en question, il faut bien papoter avant de boire le champagne. Nicolas Sarkozy en profite toujours pour rappeler qu’il a tenu un de ses engagements de campagne: la gratuité de l’école pour les Français de l’étranger qu’il impose progressivement année par année. Attention, disque rayé (heureusement que Sarkozy s’extrait un peu de ses notes, sinon on aurait certainement le droit à un copié-collé intégral)

N’Djamena, Tchad, 27 février 2008

Alors certains disent mais pourquoi vous avez commencé par la terminale ? Il eut fallu commencer par la maternelle. J’ai commencé par la terminale parce que c’est l’année la plus chère. Et si j’avais commencé par la maternelle, on m’aurait dit pourquoi vous commencez par la maternelle, alors qu’il fallait commencer par la terminale ? Alors il fallait faire un choix, je l’assume.

Tunis, Tunisie, 29 avril 2008

Alors, enfin, on me dit pourquoi tu as commencé par la terminale. Si j’avais commencé par la maternelle, on m’aurait pourquoi tu as commencé par la maternelle. Eh bien j’ai commencé par la terminale, parce que c’était plus cher et je me disais que je me ferais moins attraper en commençant par la terminale que par la maternelle.

Luanda, Angola, 23 mai 2008

Alors on me dit : « mais pourquoi vous avez commencé par la terminale ? », si j’avais commencé par la maternelle on m’aurait dit : « pourquoi vous avez commencé par la maternelle ? ». D’abord, il fallait bien commencer par quelque chose, et j’ai pensé que c’était plus utile de commencer par l’année qui coûte le plus cher.

Athènes, Grèce, 6 juin 2008

Evidemment, il y a certains qui disent : pourquoi vous n’avez pas commencé par la maternelle ? J’aurai commencé par la maternelle, on m’aurait dit pourquoi je n’ai pas commencé par la terminale. Mais surtout, j’ai voulu commencer par l’année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français !

Prague, République Tchèque, 16 juin 2008

On me dit : « pourquoi avez- vous commencé par la terminale ? ». Si j’avais commencé par la maternelle on m’aurait dit : « pourquoi avez-vous commencé par la maternelle ? ». J’ai commencé par la terminale parce que je pensais que c’était l’année la plus chère. Et puis il fallait bien commencer par quelque chose.

Madrid, Espagne, 27 avril 2009

On m’a dit : «mais pourquoi avez-vous commencé par la terminale, vous auriez pu commencer par la maternelle ? ». Si l’on avait commencé par la maternelle, on m’aurait dit : «pourquoi n’avez-vous pas commencé par la terminale?». Moi, j’ai souhaité que l’on commence par la terminale pour une raison simple : c’est parce que la scolarité est plus chère en commençant par la terminale qu’en commençant par la maternelle et qu’il m’a semblé plus juste de faire les choses ainsi.

Brasilia, Brésil, 7 septembre 2009

On me dit : « pourquoi  vous ne commencez pas par la maternelle ? » Parce que par la terminale, cela coûtait plus cher ! Si j’avais commencé par la maternelle, on m’aurait dit : « pourquoi, vous ne commencez pas par la terminale ? ».

Les jeunes, faut toujours leur dire 2 fois

Les nègres de Sarkozy sont parfois plus malins qu’ils n’en ont l’air. Comme un lycéen qui pompe sur son voisin et réécrit soigneusement ses phrases pour essayer de ne pas se faire choper, le discours sur l’emploi des jeunes du 15 juillet tente de nous faire croire que c’est du tout neuf. Mais il ne trompera personne: si les phrases sont parfois retravaillées, la structure est strictement la même que celle du discours du 24 avril.

Jouy-le-Moutier, 24 avril 2009

Premier principe, le refus des fausses solutions. Je les entends bien ceux qui disent « vous savez, si vous nous laissiez faire partir des seniors en préretraites, cela ferait de la place pour les jeunes… ». On a raconté ce mensonge aux Français pendant trente ans. Certains y ont cru. Et le résultat, c’est que nous subissons à la fois les taux d’emploi des jeunes et des seniors parmi les plus faibles de l’OCDE. Qui peut oser dire que c’est une stratégie gagnante? Si elle l’était, la France ferait assurément depuis trente ans la course en tête.

Deuxième idée fausse, celle d’un emploi au prix d’une précarisation accrue. Je veux que les jeunes accèdent à un vrai emploi, à un vrai contrat de travail. Je ne peux pas comprendre une conception de la jeunesse qui conduirait à sous-payer les jeunes, à leur donner moins de garanties. Franchement, faire cela, est-ce miser sur la jeunesse?

Troisième idée fausse, une nouvelle usine à gaz, qu’on mettrait des mois à mettre en place, à laquelle personne ne comprendrait rien et dont on se rendrait compte, in fine, qu’elle n’a eu aucun effet. [...]

Mon deuxième principe, c’est d’apporter une réponse à tous les jeunes. [...]

Troisième principe, tout faire pour proposer aux jeunes des emplois dans le secteur marchand, dans les métiers dynamiques de notre économie, qui connaissent de vrais besoins et qui seront les premiers à rebondir après la crise. Et lorsqu’on proposera aux jeunes des emplois dans le secteur non marchand, il faudra que ce soit pour leur permettre d’acquérir descompétences transférables ensuite dans le secteur privé.

Elysée, 15 juillet 2009

Le premier [principe], c’est le refus des fausses solutions. [...] Si vous saviez le nombre de gens qui viennent me dire « laissez-nous faire partir des seniors en préretraites, cela fera de la place pour les jeunes… ». [...] Que les choses soient entendues, je suis prêt au partenariat, à la concertation, au dialogue mais cela fait trop longtemps que l’on raconte des balivernes aux Français. S’il suffisait de faire partir les plus de 55 ans en préretraites pour donner du travail aux jeunes, on se demande bien pourquoi la France est de tous les pays européens celui qui a le moins de quinquagénaires au travail et le plus de jeunes au chômage. [...]

La deuxième idée fausse, et je vais fermer la porte avec la même force, est que les jeunes ne pourraient accéder à l’emploi qu’au prix d’une précarisation accrue. Je le dis tout net, je ne l’accepterai pas. Les jeunes doivent avoir un vrai emploi, une vraie formation, un vrai contrat de travail. Ce n’est pas en sous-payant les jeunes, en leur donnant moins de garanties qu’on leur donne confiance et qu’on prépare
l’avenir. [...]

Troisième idée fausse, c’est croire aux remèdes miracles, aux usines à gaz, qu’on mettrait des mois à mettre en place, auxquelles personne ne comprendrait rien et dont on se rendrait compte, in fine, qu’elles n’ont eu aucun effet. [...]

Deuxième principe, Je voudrais que l’on apporte une réponse à tous les jeunes. [...]

Troisième principe, tout faire pour proposer aux jeunes des emplois dans le secteur marchand, dans les métiers dynamiques de notre économie, qui connaissent de vrais besoins et qui seront les premiers à rebondir après la crise. Et lorsqu’on propose aux jeunes des emplois dans le secteur non marchand, il faut que ce soit pour leur permettre d’acquérir des compétences qui seront transférables du secteur non marchand au secteur marchand.

A noter que le nègre du Président, certainement un peu fatigué, n’a pas tout recopié. Dans le discours du 24 avril, il y a 5 grands «principes». Dans le discours du 15 juillet, surprise, il n’y en a plus que 3. Sarkozy qui perd ses principes ? Peut-être l’usure du pouvoir.

[Edit 1: Rajout de la découverte du site MaCommune.info. Edit 2: Rajout des Français à l'étranger]

Pas de mots cles pour ce post.

  • [...] This post was mentioned on Twitter by Vincent Glad, Romain David. Romain David said: RT @vincentglad: Discours sur l'agriculture: Sarkozy n'en était pas à son premier copié-collé. Loin de là… http://bit.ly/4dkNKx [...]

  • Par chicon le : 01.11.2009 repondre au commentaire

    On pourait peut-être lui offrir un générateur automatique de discours. Avec modificateur intégré de formules employées plus de trois fois et balises de mise à jour en cas de sortie de la crise.

    Par Endive le : 01.11.2009

    +1

    Je trouve ça une bonne idée, le générateur automatique de discours.

    Un peu comme le générateur automatique de scénario de Luc Besson…

    LOL

    Par galdo le : 02.11.2009

    Ben visiblement ils y ont déja pensé, à l’Elysée…

    Par chausse_pied le : 02.11.2009

    le ridicule ne tue pas,il est encore vivant mais sincerement c le president le plus idicule de toute la planete.

  • Par kornemuz le : 01.11.2009 repondre au commentaire

    Bien vu, Yann Barthès n’est pas allé aussi loin dans les recherches !

  • Par Meta le : 01.11.2009 repondre au commentaire

    Ca prouve qu’il y a de la cohérence chez Sarkozy!

  • Par Clemzi le : 01.11.2009 repondre au commentaire

    Bah les cochons, vous avez du bien rigolé tout le we à vous fader tous les discours !
    Chapeau pour le boulot de fourmi, j’espere que ce sera relayé.

  • Par kxzaon le : 01.11.2009 repondre au commentaire

    Enorme.

  • Par DrMorisset le : 01.11.2009 repondre au commentaire

    Moi je trouve que le scandale, c’est pas trop le copiage dans les discours. C’est le fait que le mot « nègre » soit encore employé en 2009 alors qu’on pourrait dire « un bamboula » par exemple.

    Par Archibald le : 01.11.2009

    hahahhahahahaha

    Par Precu le : 02.11.2009

    Il s’agit de « Nègre » au sens littéraire du terme !!!!

    Par Precu le : 02.11.2009

    ** Humour **

    Par abitebol le : 02.11.2009

    …un auvergnat ?

  • Par Robert le : 01.11.2009 repondre au commentaire

    Bravo, c’est vraiment un travail énorme !

  • [...] aurait pas de l’écho? envoyé par LePostfr. – L’info video en direct. Et bien, bienbienbien.net, à fait les comptes et leur découverte est étonnante : le discours aux commerçants à été [...]

  • Par Dora The Explorer le : 01.11.2009 repondre au commentaire

    Si je ne m’abuse, répéter 3 fois = dire 4 fois, répéter 2 fois = dire 3 fois.
    Donc il faudrait dire, par exemple:
    Les agriculteurs, faut toujours leur répéter 2 fois
    OU
    Les agriculteurs, faut toujours leur dire 3 fois

    J’dis ça j’dis rien ;o

    Par Vincent Glad le : 01.11.2009

    en effet, c’est corrigé

    Par Dora The Explorer le : 01.11.2009

    Impressionant le combat maternelle / terminale… Je ne regarderai plus aucun de Ses discours* de la même façon.

    *Non, en fait, je ne regarderai plus** aucun de Ses discours tout court.

    **Non, en fait, je n’en ai jamais regardé.

    Il doit pas être le Seul en tout cas, gardez l’œil ouvert, BBB !

    PS: grhhh, on voit pas l’autocorrection de Firefox avec votre background à la noix. Du travail d’ar…auvergnat ça !

    Par Endive le : 01.11.2009

    Oui, c’est un peu comme le «naturellement» de Chirac… Il arrétait pas de le dire dans ces discours!

  • Par Julien Appert le : 01.11.2009 repondre au commentaire

    A vrai dire, je ne vois pas ce qu’il y a d’extraordinaire là dedans. C’est le b.a.ba de tous conférenciers, hommes politiques… bref, de toutes personnes habituées à discourir. Ils ne peuvent pas constamment se réinventer. Quand on traite dix fois le même sujet, on entre forcément dans une routine de répétition. L’important, c’est de ne pas répéter le même discours devant le même public…

    Par Ananais le : 02.11.2009

    @Julien Appert
    C’est vrai qu’en règle générale ça n’a rien d’extraordinaire de faire comme les autres, mais là ce qu’il y a de gênant c’est quand même d’avoir commencé son discours par « je ne suis pas venu pour vous tenir un discours que vous avez déjà entendu…. »

    Par bobo yéyé le : 02.11.2009

    Ah oui ! pour vous un hommepolitique c’estun répétiteur de discours c’est nouvo ça mossieû. la répétition signifie qu’on nese fatigue même plus à parler je me demande quant à l’action

  • Par BC le : 01.11.2009 repondre au commentaire

    Je me souviens d’une des premières interviews de Sarkozy, vers 1992 ou même avant, dans, peut-être « Envoyé Spécial ». Avant un reportage, il parle et sort quelques phrases… qu’on retrouve, similaires, dans le reportage.

    Par RG_1710 le : 02.11.2009

    On retrouve d’ailleurs la même façon de faire lorsque les ministres interviennent dans les medias: Quelques mots-clé, répété inlassablement.

    C’est une technique de communication, un peu « bulldozer ». Qui ne fait pas appel à la raison, mais qui fonctionne « à l’usure ». Je ne pense pas que l’objectif soit tellement de convaincre le jour même, mais de tellement nous abreuver du même argumentaire que dans dans quelques mois on ne se rappelle plus que de ça.

    L’imporant, pour se préserver, est de toujours se recentrer sur la réalité des faits et de laisser glisser.

  • Par Ici ou Ailleurs le : 01.11.2009 repondre au commentaire

    Bah, ça ne me choque pas tellement. C’est légitime de reprendre un même argumentaire face à des auditoires différents, non ?

    Bah, je ne me lasserais jamais de le dire, ça ne me choque pas tellement. C’est légitime de reprendre un même argumentaire face à des auditoires différents, non ?

    Au fond, je ne suis pas si choqué. C’est légitime de reprendre un même argumentaire face à des auditoires différents, non ?

    ^^

  • Par Marianne le : 01.11.2009 repondre au commentaire

    Mais alors, il est payé à quoi faire sa fameuse plume, Guaino ??? Il est mis au chômage technique ???

    En tout cas, bravo d’avoir relevé les copié-collé, ça met en lumière le peu de capacité rhétorique de Sarkozy. Ca fait le tour du net et de certains médias (radio…), et ça donne du boulot à pas mal de monde (comiques, journalistes…) !

  • [...] en février, et même inspiré d’un discours de septembre 2007, le blog bienbienbien.net s’est amusé à éplucher les archives de l’Elysée… à la recherche d’autres répétitions. Bilan des recherches: [...]

  • Par Muetbavard le : 02.11.2009 repondre au commentaire

    Beau travail !

  • Par fabian73 le : 02.11.2009 repondre au commentaire

    et dire que c’est ce genre de personnage qui reprèsente la france(mensonges,manipulations…);j’ai vraiment honte par moments de me dire français…

  • [...] Mais ce ne serait pas tout. Selon le blog BienBienBien, "Nicolas Sarkozy est vraiment le roi du copier-coller". [...]

  • Par candirage le : 02.11.2009 repondre au commentaire

    Ce qui est affligeant dans tous ces dicours, ce n’est pas le copier-coller, mais le type qui se prend toujours pour l’alpha et l’omega d’une politique juste et équilibrée alors que tout est mensonge et effets d’annonces sans suite : « Les jeunes doivent avoir un vrai emploi, une vraie formation, un vrai contrat de travail », mais on voit que la réalité c’est la démolition du droit du travail, la précarisation organisée, les scandaleux avantages à visée électorale accordés ou maintenus aux soi-disant champions de l’économie et à leurs dirigeants les plus rétrogrades (France Télécom, EDF, Total, AREVA, etc…), la mise en coupe réglée de la justice au détriment des citoyens et la volonté d’asphyxier les secteur associatif, etc

  • Par Hello le : 02.11.2009 repondre au commentaire

    On pourrait presque le mettre en play back ou y mettre une poupée gonflable… c’est un procédé très intéressant… croyez-vous que si en cours on copie-colle ce qu’on a déjà fait sur un même sujet ça passe si on dit que Monsieur le Président de la République le fait ? Alors pourquoi pas nous ?
    Un peu de sérieux voyons…

  • Par RG_1710 le : 02.11.2009 repondre au commentaire

    Maintenant, il faudrait aussi (travail colossal!) mettre en parallèle les discours où il dit exactement le contraire d’un autre. Il y a de quoi faire.

    Qui veut s’y coller?

  • Par gmily le : 02.11.2009 repondre au commentaire

    On est tous pareil !…. En 2006 , j’ai dit que Sarkozy était un escroc ! et depuis je ne cesse de le répéter !…..

  • Par Kazimir le : 02.11.2009 repondre au commentaire

    On ne sait pas qui a fait çà à l’Elysée, mais c’est quelqu’un qui utilise Word>Copier/Coller.
    C’est déjà un indice.
    Et de plus, voilà aussi une étape supplémentaire de franchie en ce qui concerne le manque de contenu du discours politique de notre époque: après le discours, la communication, et maintenant, l’outil de communication…

  • Par Clochix le : 02.11.2009 repondre au commentaire

    Et vous oubliez son sketch des courses sur les Champs Elysées, qu’il a répété maintes fois, et qui prenait certaines libertés avec la réalité. En même temps, pour un sketch ce n’est pas scandaleux. Cf par exemple http://www.politique.net/2008111202-nicolas-sarkozy-aux-champs-elysees-anecdote-fausse.htm

  • Par Pat le : 03.11.2009 repondre au commentaire

    L’idée est intéressante. Et en effet les politiciens sont habitués à nous ressortir inlassablement les mêmes mots. J’avoue que je n’aurais jamais remarqué ce genre de détails. Merci pour ce bon petit moment.

  • [...] ses discours "rediffusés", pré-fabriqués et mis en scène. Le Net reste en pointe. L'excellent bienbienbien.net est allé fouiller les précédents discours du Monarque. Son bégaiement agricole de mardi dernier [...]

  • Par S le : 05.11.2009 repondre au commentaire

    Pour etre honnete un peu je dirais que quand on parle du meme sujet (le muguet de rungis par ex) cela ne me derange pas qu il serve de la bouillie/pseudo discour. Par contre quand il va voir les agriculteurs car ils sont dans la merde et commence son discour par un flagrant delit de mensonge (« je ne vais pas faire un discour que vous avez deja entendu » quel cynisme !) et leur resert la meme soupe, cela me gene et montre le peu d interet qu il leur porte.

Go

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