What are you doing right now ?

Statuons sur les statuts Facebook

Par Vincent

home_550_170

Twitter, c’est pour les geeks. Facebook, c’est pour les copains, les connaissances, les collègues, les exs, tout ce qui de près ou de loin traîne dans notre vie. Voilà une bonne raison de s’intéresser aux «statuts Facebook», dont la profusion renvoie Twitter au rang de forum pour fans d’iPhone.

Plutôt qu’un long discours (on n’est pas chez Novovision ici), faisons une étude de cas pour essayer de mieux comprendre cette littérature de l’instantané. Prenons par exemple les derniers statuts publiés par mes 234 «amis» ce 27 août peu avant minuit.

B. is Rock around the Seine
Classique, tristement classique. Le relou de base qui a besoin de dire où il est pour rendre jaloux ses potes. Marche aussi avec les Bahamas, Ibiza ou les bras d’une Suédoise.

J. va aller se coucher

Le cas typique du mec qui prend Facebook au premier degré. «What are you doing right now?», lui demande t-on. Bêtement, il répond. Avec ce genre d’amis, le pire reste la file d’attente à La Poste avec un update iPhone toutes les 10 minutes.

S. ou la soudaine montée de mojo…
Avec le succès des «statuts», Facebook ressemble de plus en plus à un plateau de Thierry Ardisson. On y croise un peu près n’importe qui, avec comme seul point commun : l’autopromo.

L. recrute en contrat de qualification un futur journaliste passionné de télévision

Les managers aiment bien Facebook. Selon la méthode bien connue du chalut, ils ajoutent n’importent qui en friends et quand ils ont besoin d’un stagiaire (ou d’un contrat de qualif’ quand le CAC 40 est en hausse), il ne suffit plus que de lancer le filet à la mer et d’afficher un statut qui vend du rêve.

A. essaie de penser à tout
Le message, énigmatique, ne s’adresse très certainement à personne. Le statut Facebook devient alors une miniature de la télé-réalité. Une micro-célébrité de 10 minutes sur la «home» de 200 personnes. Une solitude effacée en 5 mots.

M. prépare le LipDub de Mediapart
C’est peut-être l’avenir du «statut Facebook». Alors que Twitter a déjà largement fait ses preuves en matière de propagation d’une info, Facebook semble se positionner sur la voie de l’info insider. Dans l’imaginaire collectif, les statuts apparaissent moins publics que les updates Twitter: les utilisateurs lâchent donc plus facilement des choses. Je me suis moi-même fait piéger par André Gunthert, rendant public une info qui ne l’était pas encore. Un LipDub avec Edwy Plenel, si ça c’est pas de l’info!

S. échangerait bien sa place de bureau, des fois
Pour bien connaître la situation à l’origine ce statut, je peux attester que le point Godwin est atteint. Et sur Facebook, ce bon Godwin, ce n’est ni Hitler, ni Sarkozy mais cette sorte de «diplomatie au bord du gouffre» qui permet d’insulter à mot couvert ses collègues de bureau. Au bord du gouffre, donc : il y a une semaine, dans mon open-space, une passe d’armes dans les statuts s’est finie en explication musclée en face-à-face.

J. is in Paris
Sous-entendu: «je suis de retour, appelez-moi, pitié, qu’on aille se boire un coup, j’en peux plus de ma femme et de mes gosses après 3 semaines en Bretagne».

C. is wihooooouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!!!!!
Un usage assez traditionnel de Facebook pour crier sa joie. Sympathique. Sauf quand c’est une ex, qui est «engaged» depuis quelques mois. Vite, regarder que la photo de profil ne comporte pas une robe de mariage…

A. is mais pourquoi y’a personne?
Le mec qui a 12 amis.

U. a interviewé Michael Stipe mais s’est fait moins iéch que lui, de toute évidence
Le constat d’échec.

P. is un citron
Les poètes du statut poussent parfois loin l’outrance.

P. is ravi de découvrir qu’en fait, il bosse pas d’ici à dimanche
Le mec qui n’a pas voté Nicolas Sarkozy.

A. se fait chier au point de s’inscrire au “club avantage” de madamefigaro.fr.
La fille qui va bientôt attaquer son deuxième pot de Nutella.

E. a acheté un agenda parce que ça commence à devenir sérieux
La fille qui a trop de «fuck friends».


 

  • Par pickupjojo le : 28.08.2008 repondre au commentaire

    Moi c’est pire : mon statut Facebook est mis à jour par ma dernière update sur Twitter. :)

    Par Kevin le : 28.08.2008

    Moi c’est le contraire, je mets à jour mon Twitter en fonction de mon statut Facebook (sinon Facebook est actualisé dis fois par jour, et ça ne ressemble même plus à un statut…).

    J’ai écrit un tuto ici : http://kevinbongart.net/blog/2008/02/15/mettre-son-twitter-a-jour-en-fonction-de-son-statut-facebook/

    Kevin fait évoluer l’humour pour que la marrade s’affine.
    Kevin dit qu’il n’a plus de genoux.

  • Par Monsieur Lâm le : 28.08.2008 repondre au commentaire

    Je ne checke jamais les updates fb. Mais j’adore twitter.

  • Par GeVauDan le : 28.08.2008 repondre au commentaire

    Combattant de l’inutile…

  • Par Mortimix le : 28.08.2008 repondre au commentaire

    Pas sur Facebook, ni sur Twitter…
    Et ça fait vraiment du bien :)

    Par Jigeiko le : 28.08.2008

    C’est normal, t’as pas le temps, ça fait 30 ans que tu essaies de finir ton site !

    Par Jigeiko le : 28.08.2008

    Tiens, je viens de lire la définition de la loi Godwin, et je me rend compte qu’avec tous tes points Godwin, tu a droit à un petit jouet ! Je te l’ammène dans ton bureau dès que possible !

    Par Mortimix le : 28.08.2008

    Argl… je… oui, c’est vrai…

    Mortimix is Merci pour ce fantastique petit singe hargneux en plastique!
    Il est assis sur mon écran :)

    /me slaps Jigeiko with a large trout

    (haaaa, web 2.0…)

  • Par Mobreizh le : 28.08.2008 repondre au commentaire

    Ca me fait penser au status de msn. Je supporte pas les gens qui mettent quelque chose d’énigmatique où tu te sens obligé de demander le pourquoi du comment.
    Et surtout qu’on te répond, non laisse j’ai pas envie d’expliquer/tu peux pas comprendre.

    Je fréquente peu facebook mais ça m’a l’air d’être un peu le même principe.

  • Par Henry Michel le : 28.08.2008 repondre au commentaire

    Qu’est-ce que je suis jaloux de ce post, trop fort.
    On peut dire aussi que vos phrases de statut ou vos twits parlent plus de vos avions à prendre, vos voyages, vos vacances, vos dernières acquisitions de logiciels ou matériel high tech que de votre boule au cou qui vous inquiète, votre panne d’érection, la saleté de votre appartement ou votre contrôleur fiscal.

    Par Arnaud le : 28.08.2008

    Ca dépend, le mode Caliméro est pas mal répandu aussi…

  • Par chryde le : 28.08.2008 repondre au commentaire

    Je pense que cet article est incomplet. Il lui manque, en toute honnêteté, les derniers statuts Facebook de Vincent, que voici :

    Vincent is l’imbroglio du Velib : typique de l’utilisateur qui considère Facebook comme un exutoire et un outil d’appel à l’aide. Même s’il est peu probable qu’un de ses amis lui dise où trouver une borne de libre, il a malgré tout pris son téléphone pour poster ça plutôt qu’en chercher une lui même.

    Vincent va déposer son Velib au commissariat : bon, ok, Vincent, tu la lâches ton histoire ? Tu veux qu’on t’appelle pour que tu nou raconte ?

    Vincent envoyez vos doléances à malaise20min@gmail.com : il a pas osé créer l’adresse malaisevincent@gmail.com, c’est dur de souffrir seul

    Vincent is comme un enfant dans une voiture en plein soleil : oh la la

    Vincent is les jours sombres : oh la la la la la lal la

    (….)

    Vincent ce matin, je ramène des krisprolls : parce qu’il croit vraiment que ses collègues attendent son facebook pour prendre leur petit dej ?

    Allez Vincent, venge toi

    Par Kevin le : 28.08.2008

    Hier, j’ai lu :

    “Adrien deux trois soleil.”

    Beh mine de rien, le statut Facebook comme boutade, c’est pas mal. Ça demande de la reflexion, comment bien utiliser la contrainte du prénom… Chaque prénom à sa contrainte propre…

    Par exemple, je voulais spammer par Facebook.

    “Kevin enlarges your penis.”

    Bon, ben vu que je suis un homme, ça me fait juste passer pour un homosexuel auprès des filles. C’est un échec. En revanche :

    “Kevin est un prénom de Kéké”

    Ben là, ça fonctionne. Il n’y a que les Kévin, les Brian, les Ryan et quelques autres privilégiés qui peuvent le faire.

    Sauf qu’ils ont déjà un skyblog pour ça.

    Et que moi, c’est Kevin, pas Kévin, mais Kékos un jour, Kékos toujours.

  • Par pola le : 28.08.2008 repondre au commentaire

    hey j’adore, j’ai bien ri.

    Par octave le : 28.08.2008

    Très bien trouvé ! Généralement je met pas de phrase facebook sauf situation urgente comme j’ai oublié de dire en revoir à une pote qui partait en Russie… ce genre de bourde ^^

  • Par Antoine le : 28.08.2008 repondre au commentaire

    Antoine se demande si c’est lui ou un autre.

    Par Gonzo le : 28.08.2008

    S. ne suce pas

    Par Antoine le : 09.09.2008

    Je ne veux même pas savoir.

  • Par Jean le : 28.08.2008 repondre au commentaire

    (HS, mais bon je me contrefous de facebook et twitter)

    Pourquoi le lien pour poster un commentaire au dessous des autres est-il au-dessus ? Du coup la moitié des gens utilisent la fonction répondre sur un commentaire qui n’a rien à voir…

    Par yb le : 28.08.2008

    Hein ?

  • Par Michael Boamah le : 29.08.2008 repondre au commentaire

    Pour moi les statuts sur Facebook servent à la même chose que les stauts sur msn: c’est un peu ton journal intime public
    celui qui voudra faire ma biographie aura juste à retrouver tous mes statuts

  • Par Kuji le : 20.01.2009 repondre au commentaire

    Tu devrais apprécier le site http://www.mais-osef.com alors je pense xD

tout pareil

Qu'il est bon de se faire vanner Range ta caméra, profite du show

Dieu merci, il reste de comiques L’industrie du disque contre attaque avec le “Ringle”

Go

LiensLiensLiens