Et BHL découvrit le web
Par chryde

Bernard Henri-Lévy est allé partout, partout où il fallait aller, pour “témoigner”, partout où c’était dangereux, dramatique, où il fallait se méfier, ne pas se sentir en sécurité. C’est pourquoi il est allé en Géorgie la semaine dernière, rapportant un reportage en forme de majestueuse double page dans le Monde, qui ressemble à du pur Bernard Henri-Lévy.
Mais ce à quoi BHL ne s’attendait probablement pas en rentrant de Géorgie, c’était à tomber immédiatement dans une autre zone de conflit, un territoire sauvage, rempli de mercenaires de l’écrit, de snipers des commentaires, de milices blogueuses. Une zone de tourment, où rien n’est jamais établi, que l’on appelle le Web.
Au surlendemain de la parution de son article dans le Monde, l’essayiste est déjà accablé de toute part. Ce sont les délicieuses parodies (“Choses vues en Syldavie“), les synthèses impitoyables (“A Gori, BHL ne s’est pas mis à la Vodka“), ou les”fact-checking” qui montrent qu’il a un peu travesti la réalité de son séjour.
Il pourrait se consoler en se déclarant incompris et en raillant le pusillanisme gaulois. Mais le Web est sans frontières, et sans pitié. En plus du Monde, BHL a entrepris de publier son article, en anglais, sur le Huffington Post. Et Mon Dieu, les gens commentent et argumentent. Où va-t-on ?
(Et merci à Novovision, qui le vaut bienbienbien, pour les liens).


















L’intellectuel-bobo-parisiano-prétentieux dans toute sa splendeur.
Pour faire un lien avec article récent de BBB, on peut dire que BHL est le “douchebag” de la pensée.
Il est quand même dommage, sinon dramatique, d’ignorer la grave réalité des faits (violences faites aux civils par les russes ou indépendantistes ossètes à la botte des russes) sous pretexte que certains d’entre eux sont rapportés par “’l’intellectuel-bobo-parisiano-prétentieux”.
Il est dommage, sinon dramatique, qu’on laisse à cet homme un accès à la tribune médiatique. Le Monde aussi est fautif, mais si BHL avait écrit sur son blog, son myspace ou son profil facebook, on en ferait moins de tintouin. Le problème, ce n’est pas le témoignage de Lévy, c’est sa diffusion. Car comme tu vois, ce mec là dis tellement de la merde qu’il est capable de discréditer toutes les causes.
La guerre a beau être effectivement horrible, BHL est effectivement un intellectuel-bobo-parisiano-prétentieux. Est-ce dramatique de le dire ?
Il y a un article sur Rue89 à propos de ce mythomane
Oups je vois que le lien sur les mots “fact-checking” c’est rue89 ! oh la la
De rien, si je peux rendre service
(je recommande le “fast-ckeking” !)
BHL est un charlatan, on le sait (si de telles accusations ne le dérange pas, qu’il continue à être si partial et se prétendre homme de paix et journaliste).
Cependant, il n’est pas seul fautif. J’en veux à notre société, qui pour tout conflit a besoin d’un coupable. “Bernardo” nous en livre un parfait, qui boit de la vodka qui plus est ! De quoi nous plaignons nous ?
Plus sérieusement, quand allons nous comprendre ? Quand allons nous tirer les leçons de nos actes ? En 1919, le traité de Versailles a empêché toute possibilité de recroissance économique pour les allemands. 25 ans plus tard, c’est cette non croissance économique du pays qui a permis à Adolph Hitler de convaincre la population du bien-fondé de son dessein. Au début des années 1990, lors de l’implosion de ce qui était en train de devenir l’ex-URSS, les “occidentaux” (je n’aime pas ce terme), avec à sa tête les Etats-Unis, se sont empressé de prendre position dans les pays limitrophes du Caucase ; privant par la même occasion la future république de Russie de son accès au pétrole.
Dans ces conditions, la Russie n’attendait qu’un dirigeant aussi fou qu’Adolphe Hitler. Ils l’ont trouvé en la double personne de Poutine et Medvedev, pour commettre leur agression…
Car oui, la Russie est tout de même coupable, au même titre que la Géorgie, les Etats Unis et nous tous.
Pour en revenir au sujet principal qu’est BHL, Desproges l’a fait remarqué il, y a bien longtemps, cet homme n’est qu’un cuistre doublé d’un égocentrique qui ne rajoute rien à sa vanité : http://www.dailymotion.com/relevance/search/bhl%2Bdesproges/video/xva0o_desproges-vs-bhl_politics
Heuu, BienBienBien est moins drôle quand ils parle de politique. Ou alors c’est la politique qui ne l’est pas (plus). Enfin bon, tout ça pour dire que c’est un terrain glissant sur lequel il ne vaut mieux pas s’engager…sous peine de gâcher l’habituel drollerie de ce site. Enfin bon, moi je dis ça je dis rien.
N’exagérons rien, on ne peut pas appeler “parler de politique” le fait de rapporter la connerie béachélienne… Perso j’ai toujours dit que ce type était un charlatan. Le Monde réfléchira peut-être à deux fois (encore que, ces temps-ci, Le Monde et la réflexion ne fassent pas forcément bon ménage) avant de lui ouvrir ses colonnes, comme d’ailleurs en juillet à propos de Siné, où le même BHL avait déjà écrit des idioties notables. La démocratie, en fin de compte, n’est pas BHL-compatible. Ou si peu.
Un petit lien complémentaire
BHL origines de sa fortune (extrait)
[...]Nous apprenons l’origine de sa fortune «hors normes», que d’aucun(-e)s évaluent à 180 millions d’euros : la Becob, entreprise spécialisée dans le commerce de bois précieux ; après le décès, le 8 novembre 1995, de son père André Lévy, Bernard-Henri en prit les rênes avec sa maman Dina. Il se ficha comme d’une guigne de la destruction des écosystèmes et des conditions de travail épouvantables endurées par les 280 salariés éparpillés sur les 170 000 hectares de la concession de Mboumi (Gabon). Les bénéfices chutèrent de moitié. Bien qu’il eût promis de conserver la firme, il la vendit, en septembre 1997, à l’insu des actionnaires, pour 750 millions, à François Pinault, un concurrent et néanmoins ami, peu mégoteur pour rendre service à son cadet (renflouement des caisses de SOS Racisme, déblocage d’enveloppes pour subvenir aux frasques sur pellicule du touche-à-tout tentaculaire, feu vert pour un Bloc-notes régulier dans Le Point…).
En 2000, il avait confié la gestion de quatre millions à Etna Finance d’Eric Parent. Le crash des Boeing dans les Twin Towers du World Trade Center à New-York, le 11 septembre 2001, provoqua un mini-krach. La société enregistra de fortes pertes, dont 2,18 millions déposés par le drogué du CAC 40. Pratiquant un odieux chantage à l’emploi envers Claire Arfi, son interlocutrice, il exigea non seulement que celle-ci lui restituât l’équivalent du capital évaporé, mais qu’elle y ajoutât, entorse absolument exceptionnelle à «l’orthodoxie boursière», un bonus de…875 000 euros, gain supposé dans l’hypothèse où les marchés n’eussent point subi ces fluctuations à la baisse. Très éclairant sur l’ontologie béachélienne, non ? N’avait-il pas plastronné «essayer d’être plus malin que les malins, plus voyou que les voyous» (16) ? Une devise que le muscadin affairiste applique systématiquement ! En sus de participations dans divers fonds d’investissement, tant en Grande-Bretagne qu’en Israël ou au Mexique, il possède, à l’instar de Claude Bébéar, le boss d’Axa, 4% des surgelés Picard.
Il habite avec Arielle Dombasle dans un appartement de 378 mètres carrés à Saint-Germain-des-Prés, avec maître d’hôtel oriental en livrée, à deux pas de la brasserie Lipp. Le couple avait loué l’huis en 1994 pour 45 000 F par mois, avant de l’acquérir, en janvier 2004, pour la bagatelle de 2,7 millions d’euros.
En 1997, le fondu de lucre et de luxe avait enrichi son patrimoine du plus beau riad de Marrakech (17), non loin du palais de Mohammed VI, le souverain marocain. Cette ancienne propriété du milliardaire américain Paul Getty junior, datant du XVIIIème siècle, il l’a récupérée, pour seulement 12 millions de F, d’un autre mégalomane, Alain Delon, également coutumier de grosses colères quand on s’avise de l’égratigner. En 2003, il jeta son dévolu sur une splendide bâtisse maure, un ancien bordel, à Tanger ; le mur, qu’il a fait ériger afin de protéger la «précieuse ridicule» des regards indiscrets, saccage le paysage et obstrue la vue sur la magnifique baie.
Sa boîte de production, Les Films du lendemain, chapeaute la réalisation, par Benoît Jacquot, un de ses hommes-liges, d’un moyen métrage sur la restauration, par la célèbre designer Andrée Putman, de l’intérieur du pied-à-terre. France 5 en a acheté les droits, pour 150 000 euros, le double du tarif habituel. En 1991, grâce à l’appui de Jack Lang, il cornaqua, pour un an, la Commission d’avance sur recettes. Suffisant pour se constituer un réseau d’affidé(-e)s dans le Septième Art ! Au nom de quels mérites spécifiques préside-t-il sans interruption, depuis le 1er juillet 1993, le Conseil de surveillance d’Arte? Un mandat-alibi, qui en jette sur son C.V., octroyé par népotisme et favoritisme?…
Semblant posséder le don d’ubiquité, l’aigrefin opportuniste excelle à se positionner, grâce à la complicité de proches très influents, aux endroits stratégiques d’où il manœuvre à sa guise, au mieux de ses intérêts. Son lobby, à très forte dominante communautariste, a largement favorisé ses desseins expansionnistes ; y émargent politiciens (droite et gauche «républicaines»), industriels, gens du cinéma et surtout une légion de vassaux dans les médias. Qu’il ait une «actualité» ou non (sa seule présence constitue «l’événement» !), il intervient en moyenne une quinzaine de fois par an sous les sunlights des télévisions, sans risquer l’irruption importune d’un contradicteur.[...]
AUTEUR: René Hamm
Lire l’article complet sur : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?lg=fr&reference=1243
[...] découverte d’Internet par BHL, mais là c’est surtout BHL qui m’énerve en fait [...]