Internet fait-il de nous (vraiment) des crétins ?

“Et ce que le Net semble faire, c’est supprimer ma capacité de concentration et de contemplation. Mon esprit s’attend à ce que l’information soit formatée comme ce que distribue internet : dans un flux de particules en mouvement permanent. Avant, j’étais un plongeur dans les eaux profondes des mots. Maintenant, je reste à la surface comme un gars sur un jet-ski.”
Is Google Making Us Stupid ? Selon Nicholas Charr, à défaut de faire de nous des abrutis, le web a en tout cas largement changé nos habitudes de lecture, supprimant notre faculté à nous concentrer sur ce que nous lisons. Mais en même temps, le débat sur la génération “zapping” est apparu bien avant internet. Une chose est sûre, avec 14,000 articles non lus dans nos RSS, on n’aura en tout cas pas le temps de tout lire en détail. Non. (via)


















j’ai pas eu le temps ni la vonlonté de lire l’intégralité de cet artcile mais j’adhère complètement à sa conclusion : crétins nous sommes !
ps: faut que je file, j’ai 56,333 RSS à lire encore…
En même temps, c’est une question de choix…
S’il trouve qu’il va trop à la surface des choses, il n’a qu’à choisir les thèmes qui l’intéressent le plus, et y aller en profondeur.
Faut arrêter avec la victimisation, les “c’était mieux avant”…Pauvre petit internaute qui subit l’attaque de surinformation du méchant méchant Google…
Perso, Internet me permet de voir, lire, écouter une merveilleuse quantité de choses. Ca donne une incomparable ouverture intellectuelle, culturelle, et (c’est trop souvent nié) une ouverture sur les autres être humains qui m’entourent!
Et si je me sens con de n’avoir qu’effleuré la surface d’un truc, ben c’est pas compliqué, je m’y penche plus.
Par ailleurs j’aime beaucoup votre site, mais je trouve que votre cynisme vous enlève de l’esprit critique…
un article excellent pour aller plus en profondeur sur ce thème de la distraction constante subie sur le net
http://www.paulgraham.com/distraction.html
C’est marrant, en partant des mêmes constatations, j’arrive à la conclusion inverse.
En effet, depuis qu’internet est mon fournisseur d’infos, je suis devenu beaucoup plus impatient, et exigeant quand je lit quelquechose. J’en viens même, comme beaucoup d’entre vous j’en suis sur, à traduire mentalement mes questions en requetes google. Avouez, ca va plus vite de taper “allocine” que de demander à votre pote “t’as vu quoi de bien au cinoche recement?”. Sans parler de la réponse.
Mais, cher Nicolas Charr, j’ai plutot l’impression d’avoir franchi une etape importante vers la tete “bien faite” (tu sais, l’opposée de celle “bien pleine”).
Moi (pour me baser sur un exemple que je connais bien), mon truc c’est la lutherie et la musique en général. Alors la, pour le coup, j’peux te dire que je lis en profondeur, des sites francais, des sites ricains, des sites yougoslaves, etc… Et mes flux RSS sont blindés de blogs de luthiers et autres techos de la musique from all around the world.
Par contre l’histoire de france, ca m’a jamais vraiment passioné. Or c’est ce qu’on peut appeler de la “culture générale”. Et ben qu’a cela ne tienne, lorsque je me rend compte que j’ai une grosse lacune et que c’est pas bien, hop wikipedia.
Et si ca c’est devenir crétin, j’ai franchement l’impression que les crétins d’aujourdhui ils tatannent les crétins de quand c’était “mieux” avant.
Oh la la, ils sont longs vos commentaires…
+1
tl;dr
L’abus d’infos tue l’info…
Je suis de ceux qui désormais survolent leur flux rss à vitesse grand V de peur de finir noyer sous des abîmes de threads en retard (>_<)
Après un Web 2.0 où l’ensemble des utilisateurs a pu prendre la parole, le Web 3.0 pourrait être une épuration de ce trop plein de “communication” !
Mais mais…Si t’as trop de trucs dans ton flux RSS, supprime en!
Non, ce serait trop facile et trop réconfortant pour tout ceux qui lisent ce blog etse rassurent en se sentant différents et au-dessus de cette mélée infâme !
Ceux qui étaient déjà des crétins, sont fiers de se retrouver sur Internet, ceux qui l’étaient pas et faisaient des efforts pour n’en pas être, sont désolés d’en voir autant, quant aux autres, certains optent pour la douce chaleur de l’ambiante connerie et rejoignent la troupe confortable des premiers cités, d’autres se cachent et font semblant de ne pas comprendre.
Il en est même qui se disent qu’il n’y a rien à faire, ne serait-ce qu’en ayant jeté un oeil à la clique qui gouverne. Coluche disait: “pour une moitié, ce sont des bons à rien, pour une autre, des prêts à tout”. Il paraphrasait Clémenceau qui assainait: “après les incapables, voici les imbéciles!”