“On sauve pas des vies, on vend du popcorn”
Par Vincent Glad
Si même Le Parisien le dit, la chose est tombée dans le domaine public : Astérix aux Jeux Olympiques est une grosse daube.
La franchise Astérix tombe bien bas après la réussite du précédent épisode, coaché par Alain Chabat et irrigué par l’esprit Canal. A l’heure des responsabilités, tous les regards se tournent vers celui qui semble le principal responsable de cette débâcle scénaristique : Thomas Langmann, producteur, fils à papa, bombardé co-réalisateur et co-scénariste du blockbuster.
On pourrait penser que Thomas Langmann cache un peu son jeu et essaie de défendre un tant soit peu son film sur le plan esthétique. Pas du tout. Dans une interview sidérante donnée à Allociné et vue par quasi-personne (1000 vues contre 56 000 pour l’interview de Poelvoorde), le co-réalisateur explique froidement sa méthode : “C’est un film tellement cher, tellement destiné au public, tellement en lien avec l’économie” qu’il était impératif que le producteur soit aussi réalisateur.
Alors content de toi, Thomas ? “Je suis de plus en plus fier du film. Je vois du vrai public – des enfants – le découvrir. A travers leurs regards, leurs opinions et puis ce que je sens dans la salle, je vois bien que le film plaît au plus grand nombre”. Une info : le vrai public, ce sont donc les enfants. Le cinéma français a enfin trouvé sa ménagère de moins de 50 ans.
Et puis, de toute façon, comme dit le grand philosophe québécois Stéphane Rousseau dans une autre interview pour Allociné : “Faut relativiser, on sauve pas des vies, on vend du popcorn”.



















Un film de producteur (d’autant plus quand les projections presses sont honteusement bridées) est rarement une bonne nouvelle ou une réussite artistique. Des exceptions existent, mais Langmann n’est pas Legrand, soit.
Cela dit, se souvenir comment la saga avait commencé… Un retour aux sources en bonne et due (imbue !) forme…
Si le référentiel fonctionnait aussi bien dans l’opus de Chabat, c’était également parce que les personnalités étaient rôdées, les dynamique entre acteurs/auteurs établies (le fameux “esprit Canal” qui caractérise le flim), le “sur mesure” gentiment déluré et poussé à son paroxysme.
Là, comme la “chose” de Zidi” on a affaire à un patchwork facile de tout ce qui est plus ou moins bankable ou sur le retour dans le cinéma français dans ce qu’il a de plus consanguin, et les clins d’oeil sont des grosses cordes éhontées.
J’adore le passage où il dit que le film fera de toute façon un carton en tant que suite d’un carton !
C’est magnifique. Ca s’invente pas.
Ca tombe sous le sens.
On se demande même pourquoi ils se font chier à faire un bon film à ce compte là.
Sinon c’est quoi son problème ? Ils l’ont pris au saut du lit là ? Quel débit de shooté !
“le film fera de toute façon un carton en tant que suite d’un carton !”
Malheureusement vrai ;(
Pourquoi faire de la qualité quand un grand nombre se gave de merde, Je fais de la merde et je la vends.. éthique ? moi pas connaitre
Ce qui est très fort avec cette interview, c’est qu’elle enlève toute envie d’aller voir ce film (pour peux que quelqu’un ai encore envie d’aller le voir aprés la volée de bois vert qu’il a reçu)… Une façon bizarre de faire sa promo…
Le pire, c’est que le film marchera, et c’est ça qui fait peur. Même si le bouche-à-oreille ne sera pas en sa faveur, il marchera, comme la grosse franchise rendondante qu’il est. Rendons aux chauvins ce qui est à Ingrid (t’entends ça, tf1 ?,de la culture qu’on t’a demandé hier !), le 1er avait généré de grosses files d’attentes il y a 10 ans, le deuxième également, sauf que le Chabat meritait son succès populaire. Rien que pour le principe, le matériau de base et le placement de guests grand public aussi subtils qu’un sujet spécial “B.A.C’ chez Charles Villeneuve, il y aura du chiffre.
C’est pas pour rien que les attachés de presse existent… ça reste un discours de producteur, qu’est-ce que je dis “DU” producteur français, dans toute sa splendeur, dans toute sa caricature. Heureusement que tous ne sont pas comme lui, mais l’exemple n’est malheureusement pas isolé.
Note pour l’équipe : après le Bingo C.I, penser à instaurer le Jackpot, où les trois “7″ sont remplacés par leur équivalent en bullshit prononcé à la minute et par le beau B B B qui en résulte). On tient un gagnant en puissance, là.
Ose recouper tes sources… va le voir !
bon courage.
C’est juste un flim pour les enfants.
Le film n’est pas bon ? Bah c’est pas vraiment une grosse surprise, si ?
Mauvais, très mauvais (mais bon enfant), fallait s’attendre à tirer sur l’ambulance. Mais à ce point ?
Rarement quelques talents comiques ont été aussi mal exploités/(non-) dirigés, même dans des divertissements encore moins estimé/estimables.
La photo sauve l’édifice, comme d’habitude (et comme d’habitude, on se demande ce que pourrait faire Arbogast dans d’autres productions). Grosse prod n’est opas nécessairement synonyme de médiocrité, attention, fait que l’Asterix de Chabat avait su assez bien prouver.
Après, pousser à le voir même par masochisme… Y a des fois ou même avec de la bonne foi, que la place est payée parce qu’un papier est dû sur le métrage, on ne peut pas s’empêcher de partir le plus vite possible, meme si c’était à prévoir.
Surtout que cette semaine les sorties ne sont pas mauvaises du tout, entre Rêves de Poussières en tête -à St Michel, nottamment : allez-y !-, la ressortie de Zabriskie, Haditha & Nos Souvenirs Brulés pour parachever sur les méritants !
Je suis allé le voir sans lire de critiques. Bien mal m’en a pris, je participe à leur félicitation d’avoir produit de la merde qui marche..
Vraiment bidon ce film, la fin reste le must, des peoples à n’en plus finir sans aucun intérêt..